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Dōkan

est “la Voie” et kan, quelque chose en forme d’anneau. Dōkan revêt plusieurs lectures possibles :

Traditionnellement, dōkan est interprété comme signifiant “étroitement relié l’un à l’autre sans interruption”, il peut être utilisé comme verbe et représentera la Voie du Bouddha tel un anneau, se renouvelant sans cesse, de façon continue. Il est également le symbole de l’Unité, comprendre dōkan ainsi, c’est voir que la pratique et l’éveil sont un.

Karma

Sanscrit karma (acte ou action)

Par karma on désigne communément le cycle des causes et des conséquences, il concerne l’action consciente produite soit par le corps, soit par la parole, soit par la pensée.

Chaque être est responsable de ses actions, le karma créé est  favorable, positif ou défavorable, négatif, ou neutre en fonction de l’état d’esprit qui sous-tend l’action.

Chaque karma accomplit antérieurement laisse une potentialité plus ou moins profonde qui se manifeste dans notre vie actuelle.
Le karma créé présentement donnera ses fruits dans cette vie, dans la vie suivante ou dans une vie future.

Par la pratique de la méditation assise, zazen, le Karma peut être transformé, purifié. La voie Bouddhique propose de se libérer du cycle de la naissance et de la mort en réalisant l’esprit UN.

Mujō

Japonais mujō 無常 (impermanence)

Tout est impermanent, rien n’a d’existence propre.

Toutes les existences, toutes les actions sont impermanentes, mujo. Tout est ku (vacuité), c’est à dire dans un champ constant d’interaction et de transformation.

Mujō (impermanence) et interdépendance sont la réalité de toutes les existences.

Si on ressent mujō, si l’on sent que tout est changeant, rien alors n’a de réalité, l’ego et les autres, tout est en transformation, sans noumène, impermanent. Si on ressent cela, on ne peut plus mentir. La foi véritable signifie ne pas mentir. Si on comprend que mujō, « c’est la vie », on peut devenir complètement profond et l’esprit s’approfondit. On se comprend soi-même. Zazen est très important.

Taisen Deshimaru

Satori

Japonais さとり satori (éveil)

Le satori c’est s’éveiller d’un rêve et saisir le Soi qui pénètre l’univers entier.
C’est le lieu où il n’y a ni haut ni bas, ni gauche ni droite, ni envers ni endroit. Il est transparent, des cieux jusqu’à la terre, il est l’achèvement de la Voie. La peur, l’anxiété et le mensonge en sont absents ; lorsque le mensonge disparaît, l’univers devient aussi pur que le cristal.

Un poème japonais dit : “Il n’y a pas de goutte de rosée sur l’herbe sur laquelle ne se reflète le clair de lune”.
Sur chaque brin d’herbe brille le clair de lune : phénomène universel, nature de Bouddha. Zazen lui même est satori.
En zazen on peut respirer, observer, entendre tous les sons, sentir et savourer les parfums de la nature, toucher le cosmos tout entier.

Mushotoku

Japonais 無所得 mushotoku (sans but ni profit)

Mushotoku … qui ne cherche pas à obtenir.

Il s’agit de l’attitude où l’esprit ne s’attache à aucun objet et ne cherche ni profit ni résultat.
Sans cet état d’esprit zazen n’est pas authentique.

Mushotoku est l’origine de la sagesse car il transcende toutes les limitations dues à la recherche d’un but.

Finalement, la sagesse la plus haute est sans but et sans conscience.

L’attitude juste consiste à laisser passer toute chose, en se concentrant sur l’action immédiate sans égoïsme.
En dernier lieu, abandonner devient la plus grande réussite.
Mushotoku c’est obtenir le cosmos tout entier.