Archives de catégorie : La Voie du zen

Approfondissement de la pratique de la méditation et des enseignements zen

Un vent frais souffle à Narbonne

Une journée de joie paisible !

Si vous avez passé ne serait-ce qu’un jour dans le Narbonnais, vous l’avez expérimenté, … le vent souffle à Narbonne !

Cérémonie bouddhiste zen après la première méditation

Cérémonie bouddhiste zen après la première méditation

Ce dimanche durant la journée de méditation, il a même emporté nos pensées dans un tournoiement de feuilles automnales.

À peine arrivés au dojo, les tâches se répartissent spontanément et joyeusement, tout le monde aide. Le dojo et la genmai sont prêts 🙂 le bois peut sonner le début de la méditation ! Continuer la lecture

Une journée de zazen au dojo de Revel

Zazen à Revel : partage et bonne humeur !

Début de la méditation à la journée de zazen à Revel

Début de la méditation à la journée de zazen à Revel

Une journée c’est intensif, à la fois c’est long et à la fois ça me parait passer très très vite !

Juste le temps de dire bonjour, de passer le kimono, de boire un peu de thé, et déjà le bois sonne.

Zazen.

Pouf, c’est parti et je sens qu’à ce moment là, je suis au bon endroit ! Continuer la lecture

Première sesshin à Lacan

Première sesshin et assistant du Tenzo en cuisine pour la première fois

Première sesshin - Manuel

Première sesshin – Manuel

Il y a ce hameau. De l’eau qui coule, le bruit de l’eau. Des arbres et de la lumière qui les traverse.
Il y a des pierres dures, les murs et le sol.

Il y a des personnes toutes habillées de noir qui circulent souvent et qui restent immobiles face au mur encore plus souvent.

Il y a des chaussures, des sandales, des sabots alignés.
Où sont les pieds ?

Des zafu (coussins de méditation) empilés. Des odeurs d’encens et de cuisine mêlées. Continuer la lecture

Niwa zenji (1905-1993)

Niwa (Zuigaku) Rempō Zenji (1905-1993)

Zuigaku Rempô Niwa Zenji

Zuigaku Rempô Niwa Zenji

Maître Rempō Niwa est né à Shuzenji dans la préfecture de Shizuoka  en février 1905. C’est devant l’exemple d’un moine rencontré au Temple de Shuzenji qu’il éprouva le désir de devenir moine bouddhiste. A l’age de 11 ans il demanda à ses parents l’autorisation de devenir moine.

Il fut nommé en 1960 supérieur de la branche de Tokyo du temple Eiheiji, un des deux principaux temple avec celui de Sojiji du zen soto au Japon. Il y fit reconstruire un nouveau zendo (salle de méditation) car lui-même pratiquait beaucoup zazen et il souhaitait que les moines venus y faire leur formation puissent pratiquer la méditation assise de façon plus intensive.

En avril 1985 après avoir été vice-abbé, il devint le 77ème abbé de EiheiJi. Il est décédé le 7 septembre 1993.

Il reçu le titre impérial de Jikô Enkai Zenji (Grand Maître Zen de Compassion, Océan de Plénitude).

Niwa, Mokusho, Kosen, Yuno à La Gendronnière - 1984

Niwa, Mokusho, Kosen, Yuno à La Gendronnière – 1984

Après la mort de Maître Mokudō Taisen Deshimaru, Zuigaku Rempō Zenji en 1984 a été amené à donner au Temple de la Gendronnière en France (Blois) sa transmission à trois disciples de ce dernier : Etienne Mokusho Zeisler , Stéphane Kosen Thibaud et Roland Yuno Rech.

Anniversaire de la présence du zen Sôtô en Europe

L’héritage de Maître Deshimaru


Les célébrations de l’anniversaire des cinquante ans de la présence du zen Sôtô en Europe qui se sont tenues à la Gendronnière du 12 au 14 mai 2017 me donnent l’occasion de témoigner sur l’implantation du Bouddhisme zen et sur la transmission de Maître Deshimaru.


En méditation assise, en zazen on ne fait rien en particulier, on est complètement présent au corps et à la respiration. On laisse simplement l’esprit se déposer en ne suivant plus les pensées qui apparaissent constamment. En zazen, on ne recherche plus rien. C’est vraiment important, car zazen, la méditation assise n’est pas un moyen pour atteindre ou pour obtenir quelque chose qui nous manquerais.

Zazen ne crée rien.

Maître Taisen Deshimaru

Maître Taisen Deshimaru

C’est justement ce qu’a transmis Maître Deshimaru. C’est ce que l’on appelle Shikantaza « simplement s’asseoir ». C’est exactement comme Maître Dogen lorsqu’il dit qu’il n’a rien ramené de Chine et qu’il est revenu au Japon les mains vides. Shikantaza c’est la pratique du « être simplement assis », il n’y a rien d’autre que la réalité de cette assise. Il suffit de s’abandonner à cela à chaque instant. Continuer la lecture

Hokyo zanmai – Le samadhi du miroir précieux

Hokyo zanmai – Le samadhi du miroir précieux

Portrait de Dongshan-Liangjie - Tozan-Ryokai

Portrait de Dongshan-Liangjie – Tozan-Ryokai

Hokyo zanmai (ch. San-mei-k’o) « Le samadhi du miroir précieux »
est un poème composé au IXe siècle par le maître Chan Tozan Ryokai (807-869), successeur de maître Ungan Donjo et maître de Sōzan Honshaku et de Ungo Doyo.

« Comme en vous contemplant dans un miroir précieux,
La forme et le reflet se regardent.
Vous n’êtes pas le reflet,
Mais le reflet est vous. »

L’Hokyo zanmai traite de la conscience pure pendant la méditation zen assise, le zazen.
Le miroir précieux, incluant toute chose, forme et non-forme, reflète tous les phénomènes qui apparaissent et disparaissent librement, insaisissables.

L’Hokyo zanmai, le samadhi du miroir précieux, est l’éveil de l’esprit à la nature de Bouddha de toutes les existences.

Récité régulièrement dans les temples zen, l’Hokyo zanmai fait partie des principaux textes du bouddhisme zen soto au même titre que le Shinjinmei, le Shodoka et le Sandokai. Continuer la lecture

Sanzen, la pratique du zen ensemble

Dans son cadre de vie, s’asseoir ensemble

Sanzen, un rendez-vous par semaine à la maison

zazen à la maison

zazen à la maison

Sanzen [ 参禅 ] : désigne la « pratique du zen », le mot zen [ 禅 ] est précédé par le caractère san [ 参 ] qui veut dire « se réunir, se rassembler, s’associer, se joindre » et aussi « se rendre, (se) rencontrer ».

Ainsi sanzen englobe la dimension collective et communautaire de la pratique et signifie, dans son sens plénier, « pratiquer zazen auprès du maître – qu’on a rencontré – et, aussi, au milieu de l’assemblée ».

source : shobogenzo.eu (note 12)

Je vous encourage à créer dans nos vies, chacun là où il est, ce temps de méditation ensemble, Sanzen.

Car la pratique de la méditation n’englobe-t-elle pas tous les aspects de notre vie quotidienne ainsi que toutes les activités de ce monde ? Continuer la lecture

Fukanzazengi – Recommandations universelles pour pratiquer zazen

Fukanzazengi de Maître Dogen

Le Fukanzazengi est un texte central de l’école zen sōtō écrit par Maître Eihei Dōgen dès son retour de Chine, en 1227, à travers lequel il donne ses recommandations universelles pour la pratique de la méditation assise, le zazen.

Odilon Redon Bouddha jeune

Odilon Redon Bouddha jeune (détail)

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Le sens des cérémonies

Le sens de la cérémonie après la pratique de la méditation zen

Cérémonie Bouddhiste zen

Cérémonie Bouddhiste zen

L’essence du zen est la pratique de la méditation assise, le zazen et aussi le kesa, le vêtement du moine, transmis lors de l’ordination.

Après chaque méditation nous faisons une cérémonie qui est l’occasion d’exprimer notre gratitude et notre compassion, notre gratitude d’être né en tant qu’être humain et d’avoir rencontré la Voie Bouddhique, notre gratitude envers le Bouddha et les maîtres qui se sont succédé jusqu’à nos jours en ayant enseigné et transmis cette pratique.

Egalement nous exprimons notre compassion envers toutes les existences en leur dédiant par la cérémonie les mérites de notre pratique. Cela nous permet de comprendre que nous ne pratiquons pas uniquement pour nous-même mais aussi pour aider toutes les existences à s’éveiller et à se libérer des causes de souffrance. Continuer la lecture

Maître Taisen Deshimaru (1914-1982)

Le bodhidharma des temps modernes

Maître Taisen Deshimaru

Maître Taisen Deshimaru

Yasuo Deshimaru est né le 29 novembre 1914 au sud du Japon, dans un village proche de la ville de Saga. Sa mère était profondément religieuse et il restera fortement marqué par la dévotion de celle-ci au moine Shinran, fondateur de l’école de la Terre Pure (Jodo Jinshu).

Quand Yasuo Deshimaru a 18 ans, il rencontre maître Kodo Sawaki qui vient de temps en temps à Saga faire des conférences en étant accueillit chez la famille Deshimaru. Maître Kodo Sawaki  voyage beaucoup et enseigne un peu partout à travers le Japon, il est un grand réformateur du zen, il enseigne que la pratique de zazen, la méditation assise est l’essence du zen. Continuer la lecture