Archives de catégorie : Les sūtras bouddhique zen

Hokyo zanmai – Le samadhi du miroir précieux

Hokyo zanmai – Le samadhi du miroir précieux

Portrait de Dongshan-Liangjie - Tozan-Ryokai

Portrait de Dongshan-Liangjie – Tozan-Ryokai

Hokyo zanmai (ch. San-mei-k’o) « Le samadhi du miroir précieux »
est un poème composé au IXe siècle par le maître Chan Tozan Ryokai (807-869), successeur de maître Ungan Donjo et maître de Sōzan Honshaku et de Ungo Doyo.

« Comme en vous contemplant dans un miroir précieux,
La forme et le reflet se regardent.
Vous n’êtes pas le reflet,
Mais le reflet est vous. »

L’Hokyo zanmai traite de la conscience pure pendant la méditation zen assise, le zazen.
Le miroir précieux, incluant toute chose, forme et non-forme, reflète tous les phénomènes qui apparaissent et disparaissent librement, insaisissables.

L’Hokyo zanmai, le samadhi du miroir précieux, est l’éveil de l’esprit à la nature de Bouddha de toutes les existences.

Récité régulièrement dans les temples zen, l’Hokyo zanmai fait partie des principaux textes du bouddhisme zen soto au même titre que le Shinjinmei, le Shodoka et le Sandokai. Continuer la lecture

Fukanzazengi – Recommandations universelles pour pratiquer zazen

Fukanzazengi de Maître Dogen

Le Fukanzazengi est un texte central de l’école zen sōtō écrit par Maître Eihei Dōgen dès son retour de Chine, en 1227, à travers lequel il donne ses recommandations universelles pour la pratique de la méditation assise, le zazen.

Odilon Redon Bouddha jeune

Odilon Redon Bouddha jeune (détail)

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Sandōkai – L’harmonie entre différence et identité

Présentation rapide : Le Sandokai (參同契) est un poème écrit au VIIIe siècle par le maître zen chinois Shitou Xiqian (Sekito Kisen en Japonais). Ce texte fondamental du zen Sōtō est chanté quotidiennement dans les temples zen du monde entier.

Traduction française :

L’harmonie entre différence et identité

Le chant des sūtra

Le chant des sūtra pendant une sesshin (retraite)

L’esprit du Grand Sage de l’Inde s’est transmis intimement d’ouest en est.
Il y a des différences entre les capacités des hommes qui sont plus ou moins aiguisées, mais dans la voie il n’y a ni patriarche du nord, ni patriarche du sud.
La source spirituelle brille clairement dans la lumière ; les effluents s’écoulent dans l’obscurité.
L’attachement aux phénomènes est cause d’illusion mais l’union avec l’identité n’est pas encore l’éveil.
Tous les objets des sens sont en interaction et pourtant ne le sont pas.
L’interaction augmente la solidarité, sans quoi chacun reste sur sa position.
Les objets visuels varient en qualité comme en forme.
Les sons sont tantôt agréables, tantôt désagréables. Continuer la lecture

Shigu seigan mon – Les quatre voeux

Le shigu seigan mon se chante en gasshō

Le shigu seigan mon se chante en gasshō, mains jointes

Le Shigu seigan mon expriment les vœux de base du bodhisattva :

réaliser la Voie du Bouddha, qui est éveil, pour libérer de la souffrance tous les êtres vivants, éclairer et se libérer de ses illusions en pratiquant les enseignements du Bouddha.

Bodhisattva : littér. : l’être qui s’éveille.

Par sa pratique et son action éclairée le bodhisattva aide toutes les existences à se libérer de la souffrance et à réaliser l’éveil.

Les quatre voeux

Si nombreux que soient les êtres, je fais vœu de les sauver tous.
Si nombreuses que soient les passions, je fais vœu de les vaincre toutes.
Si nombreux que soient les Dharma, je fais vœu de les acquérir tous.
Si parfaite que soit la voie du Bouddha, je fais vœu de la réaliser.

SHIGU SEIGAN MON

Shujō muhen sei gan do
Bon-nõ mujin sei gan dan
Hõ mon muryô sei gan gaku
Butsu dõ mujõ sei gan jõ.

Dans la sangha de Maître Yuno Rech nous chantons le Shigu seigan mon juste après le Maka Hannya Haramita Shingyō

Takkesa ge – Le Sūtra du Kesa

Le Sūtra du Kesa

La sangha chante le Sūtra du Kesa chaque matin

La sangha chante le Takkesa ge chaque matin

Présentation rapide : Le Takkesa ge (le Sūtra du Kesa) est traditionnellement le premier sūtra chanté, il exprime la foi dans le Kesa, le vêtement du moine, symbole de la transmission.

Chaque jour, juste après la méditation assise ce sūtra est chanté par les pratiquants dans les temples et les dojos zen. Les pratiquants ordonnés posent leur kesa sur la tête et chantent ensemble le Takkesa ge avant de le revêtir. Continuer la lecture

Maka Hannya Haramita Shingyō

Essence du sūtra de la Grande Sagesse qui permet d’aller au-delà

Maka Hannya Haramita Shingyō - Le sutra du Coeur

Maka Hannya Haramita Shingyō – Le sutra du Coeur

Présentation rapide : Le Maka Hannya Haramita Shingyō est un des sūtra les plus important du Bouddhisme Mahayana dont il exprime le cœur des enseignements. C’est l’essence des enseignements bouddhistes résumé en 262 idéogrammes chinois, il est également appelé le sūtra du Cœur.

Chaque jour après la méditation et au cours des cérémonies ce soūtra est chanté dans les temples et les dojos zen. Continuer la lecture