Effets médicaux de la méditation (zazen)

QU’EST-CE QUE LA MÉDITATION ZEN ?

Méditation assise et santé

Méditation assise et santé

C’est l’attitude exacte de l’être humain lorsqu’il est lui-même, c’est-à-dire sans ego et reliant le ciel et la terre.

Le corps est planté dans le sol grâce au trépied « bassin-genoux », dressé vers le ciel, colonne vertébrale étirée, pour permettre au corps-esprit de retrouver sa fonction de trait d’union entre le ciel et la terre.

De quand date cette posture ?
Sûrement depuis que l’homme existe : c’est la posture naturelle de retour sur soi et de liaison avec le cosmos.

MÉDITATION ET ARTICULATIONS

La souffrance de la pratique au début atteste que le premier effet de la méditation zen se fait sentir sur les articulations, surtout au niveau des articulations vertébrales. En étirant au maximum la colonne vertébrale, zazen redonne de l’élasticité et du volume aux disques intervertébraux, ce qui permet une meilleure mobilité des vertèbres entre elles. L’assouplissement de la colonne vertébrale s’obtient parfaitement par cette gymnastique immobile, jusqu’à retrouver le rachis d’un enfant.

Par ailleurs, il y a une excellente action sur les articulations de la hanches, des genoux, des chevilles.

MÉDITATION ET MUSCULATURE

En relâchant les muscles contractés habituellement, et en fortifiant les antagonistes, en particulier les élongateurs de la colonne vertébrale, zazen rétablit un équilibre rompu par la vie de tous les jours, et les mauvaises postures des stations debout et assise…

Mais c’est surtout au niveau du diaphragme, muscle majeur oublié dans notre civilisation que l’action du zazen est la plus bénéfique. Le diaphragme est une pompe respiratoire essentielle. Plus il se fortifie, plus la vitalité de l’organisme augmente

L’expiration prolongée augmente de plus en plus la capacité respiratoire, et, par conséquent donne de plus en plus de souffle.

C’est l’un des aspect les plus remarquable de l’action physiologique de la méditation : une posture immobile qui permet d’obtenir plus de souffle que n’importe quel entraînement sportif habituel.

MÉDITATION ET CIRCULATION SANGUINE

Les postures de méditation en lotus ou en demi-lotus expriment le sang veineux qui se trouve toujours en excès dans les membres inférieurs. La respiration diaphragmatique chasse de même le sang veineux qui stagne dans les organes abdominaux.

Ce sang remis dans le circuit (véritable auto-transfusion) va alimenter plus intensément le cœur, les poumons, les reins, et surtout l’encéphale – d’où un meilleur rendement de ces organes essentiels.

MÉDITATION ET MENTAL

La posture de méditation – zazen, avec l’attitude mentale juste (Hishiryo) amène un repos du cortex excessivement sollicité par la vie civilisée.

Peu à peu, le flux des pensées se ralentit. Le mental « accroche » de moins en moins. Le repos du cortex laisse apparaître un fonctionnement de plus en plus efficace du cerveau profond. Ce fonctionnement se manifeste par une sensation d’existence intense, accompagnée d’une joie profonde et calme.

L’acuité sensitive est augmentée. L’intuition devient plus vive et plus efficace.

CONCLUSION

La méditation zen est l’attitude normale physique et mentale de l’être humain, c’est la clef de la santé physique et mentale.

Mais, il est évident que les résultats obtenus correspondent à la pratique.

Tous ceux qui pratiquent zazen avec foi et intensité pourront en attester par leur corps, leur esprit et leur vie.

Docteur Maurice LEVY


Source : ZEN n°15, publication AZE, avril 1976.

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