Archives de catégorie : Enseignements

Approfondissement du Bouddhisme et du Bouddhisme zen.

Shakyamuni Bouddha

Le Bouddha Shakyamuni, une quête de sagesse compatissante

une enfance princière

Shakyamuni Bouddha

Shakyamuni Bouddha

Le Bouddha naquit dans la famille royale du clan des Shakya, il y a environ 2600 ans, à Lumbini (ville située aujourd’hui au Népal), au pied de l’Himalaya.

Son nom de famille était Gautama, son prénom Siddhârta.
Éduqué en tant que prince, il connut une vie d’abondance et de plaisirs durant laquelle il se maria et eut un fils.

Cependant il fût profondément troublé par des questions existentielles en prenant conscience de la maladie, de la vieillesse et de la mort.

Décidé à résoudre la question de la souffrance il quitta sa demeure à l’âge de vingt-neuf ans pour se faire renonçant. Continuer la lecture

Dōgen Zenji (1200-1253)

Dōgen Zenji, fondateur de l’école zen soto

Dōgen Zenji

Dōgen Zenji

Eihei Dōgen, Dōgen Kigen ou Dōgen Zenji (1200-1253) est le fondateur de l’école Zen Soto au Japon. Il est considéré comme un des plus grands maîtres du zen soto une des école du bouddhisme japonais.

Son enfance

L’identité des parents du jeune Dōgen reste incertaine, il semblerait que ses parents soient décédés alors que Dōgen était encore enfant. Très tôt il fit preuve d’une vivacité intellectuelle car il est dit qu’il pouvait lire le japonais et le chinois classique dès l’age de quatre ans.

Après avoir été recueilli par un de ses oncles, à l’age de 13 ans, il s’en alla au mont Hiei dans le monastère central de l’école Tendai, qui était alors la tradition bouddhiste dominante au Japon. L’année suivante , il se rasa la tête et fut ordonné moine par Maître Kōen. Continuer la lecture

Keizan Zenji (1268-1325)

Keizan Zenji, deuxième fondateur du zen soto au Japon

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Keizan Zenji, Keizan Jōkin ou Taiso Jōsai Daishi est considéré comme le deuxième fondateur du Bouddhisme zen soto, il est le quatrième patriarche japonais après Gikai Zenji qui succédait à Ejo Zenji, lui-même successeur de Dôgen Zenji.

En 1264 Keizan naquit dans la province d’Echizen, actuellement préfecture de Fukui.

À l’age de huit ans il se rasa la tête et entra au temple Eiheiji où il pratiqua sous l’autorité du troisième abbé Gikai Zenji. À 13 ans, il fut officiellement ordonné moine par Ejo Zenji, successeur de Dōgen Zenji. Continuer la lecture

Les trois qualités d’un responsable selon Dōgen Zenji

Les enseignements du zen et l’étude de la vie des maîtres sont une grande aide pour ceux qui prennent le temps de s’y pencher. Par leur lecture, c’est l’occasion de questionner notre pratique pour les intégrer réellement dans notre vie quotidienne.

Extrait du Tenzo Kyōkun de Maître Dōgen :

sur les trois qualités requises par un responsable

Dogen-Zenji, les trois qualités d'un responsable

Dogen-Zenji

“… La fonction du chef ou du responsable, quel que soit le domaine de l’activité, y compris celle de cuisinier requiert trois qualités : la joie de vivre, la bienveillance et la grandeur d’esprit.

La joie de vivre signifie que vous êtes heureux d’accomplir votre tâche. Songer que si vous étiez né dans le Royaume des Dieux, vous seriez accaparé par tant de divertissements et de plaisirs que vous n’auriez ni le temps ni l’occasion de susciter en vous l’esprit d’éveil et encore moins de pratiquer. Vous n’auriez même pas l’opportunité de préparer la nourriture que vous offrez aux Trois Trésors, alors qu’ils sont le bien le plus précieux de l’univers ! Les Trois Trésors sont insurpassables en excellence, ni le roi des dieux ni le souverain du monde ne leur sont comparables. Le règlement des monastères dit au sujet des moines : “Respectés et honorés, ils vivent paisiblement à l’écart des affaires du monde ; n’étant pas souillés par la création d’objets de pensée, ils sont l’excellence de l’humanité.” Continuer la lecture

Instructions au cuisinier zen

Instructions au cuisinier zen suivi de Propos de cuisiniers

Dōgen - Instructions au cuisinier zen

Dōgen – Instructions au cuisinier zen

(Tenzo Kyōkun)
Trad. du japonais non signée
Textes extraits d’Instructions au cuisinier zen (1994)
Collection Folio Sagesses (n° 5950), Gallimard
Parution : 13-05-2015
ISBN : 9782070463206

Maître Dōgen

Instruction au cuisinier zen a été écrit en 1237 par Maître Dōgen, maître zen et fondateur de l’école zen soto au Japon.
Maître Dōgen explique dans cet ouvrage le comportement que doit avoir le cuisinier, le Tenzo, dans un temple zen. Continuer la lecture

Moine zen en occident

Moine zen en occident - Roland Rech

Moine zen en occident – Roland Rech

>> page des fiches de lecture

Albin MichelEspaces Libres

4 Mai 2009
110mm x 180mm
Format poche – 224 pages
EAN13 : 9782226191113

 

À travers ces entretiens, Roland Rech évoque vingt ans d’expérience personnelle et de pratique quotidienne.
Comme le souligne Arnaud Desjardins dans sa préface, il nous parle « d’un zen particulièrement sobre, dépouillé et surtout fidèle à l’héritage des anciens maîtres ».
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Le sens des cérémonies

Le sens de la cérémonie après la pratique de la méditation zen

Cérémonie Bouddhiste zen

Cérémonie Bouddhiste zen

L’essence du zen est la pratique de la méditation assise, le zazen et aussi le kesa, le vêtement du moine, transmis lors de l’ordination.

Après chaque méditation nous faisons une cérémonie qui est l’occasion d’exprimer notre gratitude et notre compassion, notre gratitude d’être né en tant qu’être humain et d’avoir rencontré la Voie Bouddhique, notre gratitude envers le Bouddha et les maîtres qui se sont succédé jusqu’à nos jours en ayant enseigné et transmis cette pratique.

Egalement nous exprimons notre compassion envers toutes les existences en leur dédiant par la cérémonie les mérites de notre pratique. Cela nous permet de comprendre que nous ne pratiquons pas uniquement pour nous-même mais aussi pour aider toutes les existences à s’éveiller et à se libérer des causes de souffrance. Continuer la lecture

La philosophie du Bouddha de Môhan Wijayaratna

La philosophie du Bouddha - Môhan Wijayaratna

La philosophie du Bouddha – Môhan Wijayaratna

(2e édition)
Avec la traduction intégrale de dix textes du Canon bouddhique

Môhan Wijayaratna

Éditions Lis – Paris 2000
330 pages, prix : € 18,00
ISBN 2-912117-02-X

Préface de Guy Bugault

Dédié à la mémoire du professeur André Barreau

>> Éditions Lis

Quatrième de couverture

Dans cet ouvrage, l’auteur donne la traduction intégrale de dix textes du Corpus canonique et, en même temps, il discute longuement plusieurs points fondamentaux de la philosophie bouddhique communs à toutes les écoles du bouddhisme. C’est la première fois que ces textes anciens sont traduits en français. L’auteur porte ainsi à la connaissance des lecteurs francophones les enseignements doctrinaux qu’ils contiennent et les témoignages qu’ils offrent, avec tant de vie et de fraîcheur. Le lecteur trouvera aussi ici un chapitre très intéressant qui donne des éclaircissements sur le renaissance et les karma, sujet souvent mal compris en Occident.
Ce livre, par son approche, son contenu, et sa bibliographie, constitue un ouvrage de référence qui a sa place dans toutes les bibliothèques consacrées aux sciences humaines en général et au bouddhisme en particulier.

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Shigu seigan mon – Les quatre voeux

Le shigu seigan mon se chante en gasshō

Le shigu seigan mon se chante en gasshō, mains jointes

Le Shigu seigan mon (四弘誓願文) exprime les 4 vœux de base du bodhisattva :

Ces vœux de base (seigan 誓願) sont : réaliser la Voie du Bouddha (butsudō 佛道), qui est éveil, pour libérer de la souffrance tous les êtres vivants (shujō 衆生), éclairer et se libérer de ses illusions (bonnō 煩惱) en pratiquant les enseignements du Bouddha.

Bodhisattva : littér. : l’être qui s’éveille.

Par sa pratique et son action éclairée le bodhisattva aide toutes les existences à se libérer de la souffrance et à réaliser l’éveil.

version française :

Les quatre voeux

Si nombreux que soient les êtres, je fais vœu de les sauver tous.
Si nombreuses que soient les passions, je fais vœu de les vaincre toutes.
Si nombreux que soient les Dharma, je fais vœu de les acquérir tous.
Si parfaite que soit la voie du Bouddha, je fais vœu de la réaliser.

version japonaise :

SHIGU SEIGAN MON

Shujō muhen sei gan do
Bon-nõ mujin sei gan dan
Hõ mon muryô sei gan gaku
Butsu dõ mujõ sei gan jõ.

Dans la sangha de Maître Yuno Rech nous chantons le Shigu seigan mon juste après le Maka Hannya Haramita Shingyō

Le Shigu seigan mon fait partie du sutra-book

 

Takkesa ge – Le Sūtra du Kesa

Le Sūtra du Kesa

La sangha chante le Sūtra du Kesa chaque matin

La sangha chante le Takkesa ge chaque matin

Présentation rapide : Le Takkesa ge (le Sūtra du Kesa) est traditionnellement le premier sūtra chanté, il exprime la foi dans le Kesa, le vêtement du moine, symbole de la transmission.

Chaque jour, juste après la méditation assise ce sūtra est chanté par les pratiquants dans les temples et les dojos zen. Les pratiquants ordonnés posent leur kesa sur la tête et chantent ensemble le Takkesa ge avant de le revêtir. Continuer la lecture